Bouelles imaginativeTous les conduits & pertuis du corps humain, tant pour la vertu attractive, que pour la vertu expulsive, sont par Nature de ronde figure. Chap. VII – § 27

La ronde figure est moult plus noble, & de plus grande vertu que la carrée. Le monde est rond, & à l’imitation du monde, Nature a ordonné à l’homme les conduits & pertuis de son corps en la ronde figure, tant pour servir à la vertu attractive, qu’à la vertu inférieure et expulsive. En la tête de l’homme, il y a quatre sens extérieurs, ayant leurs conduits & pertuis servant à la vertu attractive. Le plus haut sens extérieur est l’ouïe, ayant deux oreilles, servant à la vertu d’ouïr les sons, & principalement la voix. Le second est la vue, ayant les deux yeux attirant la lumière & les couleurs. Le tiers est l’olfactif, ayant deux narines, pour attirer les odeurs. Le quatrième est la bouche, où gît le goût, à recevoir & attirer toute l’alimentation de l’homme, tant en boire qu’en manger. Et sont les pertuis & organes de ces quatre sens, formés en rondeur, pour la plus grande & expédiente commodité de leur opération. Puis au ventre, ou sous le ventre de l’homme, il y a trois pertuis, servant à la vertu expulsive. Au milieu du ventre est le pertuis de l’ombilic, servant à quelque évaporation de l’air intérieur. Au dessous est le pertuis génital, servant à la génération, & expulsion de l’urine. Le dernier & inférieur pertuis est à mettre hors les excréments de la viande, répondant à la terre. Ainsi sont ces pertuis en belle proportion, & imitation des trois éléments inférieurs, l’air, l’eau, & la terre. Le feu de l’homme gît au cœur, qui est couvert, sans quelque pertuis, pour mieux faire la décoction & digestion de toute alimentation, & la tourner en nature de sang, auquel gît & repose l’âme & toute la vie de l’homme.

Tous les pertuis de l’homme sont mystiquement distingués par le nombre sept. Chap. VII – § 28
En la tête de l’homme il y a sept pertuis, lesquels ne sont proprement que quatre, pour ce qu’ils sont servant aux quatre sens extérieurs : deux à l’ouïe, deux à la vue, deux à l’olfactif, & un au goût. Puis au ventre, ou dessous, il y a trois pertuis ci-dessus déclarés : c’est à savoir l’ombilic, le pertuis génital, & le pertuis excrémenteux. Ainsi la vertu attractive séant en la tête, a quatre pertuis : la vertu expulsive en a trois ; lesquels ensemble sont le mystique & précieux nombre sept, sur lequel Dieu a crée le monde & parfait.

Les sept pertuis de l’homme sont en double ordre des quatre éléments. Chap. VII – § 29 de la Géométrie pratique
Le plus bas & inférieur pertuis de l’homme, nommé excrémenteux, est comme la terre. Le pertuis génital, servant à éjecter l’urine, est comme l’eau. L’ombilic séant au milieu du ventre, est répondant à l’air. Le cœur séant au milieu de la poitrine, & n’ayant quelque pertuis, mais étant secret & couvert, ressemble au feu. Puis en la tête le goût, servant à viande matérielle & terrestre est comme la terre. L’olfactif en ses deux pertuis, par lesquels sortent plusieurs humeurs, ressemble à l’eau. La vue répond à l’élément de l’air. L’ouïe, qui est le plus haut & plus parfait extérieur sens de l’homme, est répondant & pareil au feu. Par quoi les pertuis de l’homme, compris avec le cœur secret et intérieur, sont en double ordre des quatre éléments, comme nous avons proposé & déclaré.

http://dutarte.club.fr/Siteinstruments/sept%20trous%20bovelles.htm

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