« Occupons-nous d’abord de madame Sand, de ce génie hermaphrodite, qui réunit la vigueur de l’homme à la grâce de la femme ; qui, pareille au Sphinx antique, vivante et mystérieuse énigme, s’accroupit aux extrêmes limites de l’art avec un visage de femme, des griffes de lion, des ailes d’aigle. » Alexandre Dumas, Mes Mémoires, CCLX, II, p.990
On sait que le XVIIIe siècle fut celui du travestissement[1] et du marivaudage[2], on oubli que le XIXe siècle eut un projet plus ambitieux que le simple masque dont on peut – dont on doit – se défaire : celui de la fusion des deux sexes en une seule entité androgyne. Ce désir fusionnel ne fut pas sans contre-partie : on peut même soupçonner que le « dualisme bizarre »[3] qui troubla les esprits romantiques constitua aussi bien la cause de l’impossibilité de la réalisation de ce désir que celle de son émergence en tant que tel. L’imaginaire « perfection séraphique » se heurta violemment à l’écueil réel de « la division tragique de l’être »[4] qu’elle souhaitait pourtant ardemment réduire, mais qu’elle maintint et peut-être même aggrava.
George Sand fut, à bien des égards, l’un des protagonistes le plus important de ce mouvement.
Pour expliquer la préséance du masque sur le visage même de l’être, il faut pousser la pensée à son extrême limite afin de placer les choses dans une perspective infinie. Pour cela, en dépit de notre répugnance[1], il faut faire intervenir ce qui est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé : c’est-à-dire, selon Anselme de Canterbury[2], Dieu ! Lire la suite »
Paul Eluard - Je considère la chasteté comme immorale et nuisible.
André Breton - Pourquoi ?
Paul Eluard - Parce que pour moi la préoccupation sexuelle
est à la base de toute l’activité de l’esprit.Recherche sur la sexualité, dixième séance, 26 novembre 1930
On a vraiment une vie de merde ! On est moche, gros et gras, on bouffe terriblement mal, on s’habille comme des ploucs, nos mômes sont insupportables et mal-élevés… notre baraque est un taudis dégueulasse et invendable car on a évidemment un goût de chiotte : notre décoration intérieur – reflet de notre minable et insignifiante vie – est vraiment trop pourrave !
Heureusement M6 l’a compris et se charge de nous venir en aide…
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